Blogs DHNET.BE
DHNET.BE | Créer un Blog | Avertir le modérateur

25/08/2007

Profondsart, une gare étriquée en sursis

J'aime prendre le temps de photographier les gares que je visite. Evidemment, plus le site de la gare est vaste, plus de temps il me faut. En moyenne, je prends un quart d'heure pour un point d'arrêt ou pour une "simple" gare (le bâtiment et les deux quais), et jusque trois fois plus pour un ensemble plus spacieux. Il arrive cependant que je doive composer avec les éléments, principalement la pluie, tandis que je m'obstine et refuse de faire simplement demi-tour après un voyage entamé depuis... des heures. A ce titre, ma visite de la gare de Profondsart restera longtemps dans mes annales ferrovipathes...

ac9d0c5350e358bebe19cff1559719da.jpg

Lire la suite

21/08/2007

Gares et points d'arrêt

d929bbd34f80ac6a67ceaa53d1f39ea4.jpgGare, n.f. - Ensemble des bâtiments et installations établis aux stations des lignes de chemin de fer pour l'embarquement et le débarquement des voyageurs et des marchandises.

Telle est la définition du dictionnaire et, sans doute, ce que la majorité de nous concevons lorsqu'on entend parler d'une gare. Il est bien question de bâtiments et installations, et donc, si je peux me permettre l'expression, d'une certaine "animation architecturale" d'une station de chemin de fer. Il en découle qu'un point d'arrêt est une station sans bâtiment et/ou installation particulière. Le devoir de rentabilité des sociétés ferroviaires à l'heure actuelle met à mal cette distinction et la définition même d'une gare. N'est plus nécessairement gare tout bâtiment ferroviaire bordé de quais...

 (en photo, le site de la gare de Jemelle, prise le 18 mai 2007)

Lire la suite

16/08/2007

Expression d'un jour, expression de toujours?

Certains graffitis rencontrés 936b92a8f184ea4010acdd5c4f0743d8.jpgau gré des voyages laissent une griffe dans la mémoire. Ce visage abstrait qui vous voit passer tous les matins ne cache-t-il pas une âme? Une âme propre ou celle de son auteur dont l'art, car c'est bien d'art qu'il s'agit, reste incompris? Et s'il était incompris parce que chacune de ses oeuvres, tout en étant unique, appartient en fin de compte au public? Des artistes sans noms et sans visages, dont la seule prétention est de mettre un peu de couleur là où le gris du béton nous rappelle la routine des matins qui passent...

Lire la suite

23:10 Publié dans railleries | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : SNCB, tags

14/08/2007

Graffiti (The writing on the wall)

Graffiti1.JPGLes amateurs de chemin de fer sont presque unaninement agacés par la floraison intempestive de tags et de graffitis sur les trains et le long des voies. Qu'y a-t-il à apprécier dans un tag, qui n'est qu'une signature graphique sans but artistique? Est-ce là l'oeuvre de la bête humaine qui doit marquer son territoire, qui pisse de la peinture au premier coin, un peu quand ça lui prend? Est-ce là le cris désespéré (et... désespérant) d'un jeune adulte qui réalise qu'il ne sera jamais un autre, mais seulement lui-même?

Il y a aussi les textes inscrits sur les tablettes du train, les murs de la gare, l'abri sur le quai, à l'encre indélébile. Des injures et insanités, des invitations au sexe et à la drogue, les numéros de téléphone de celles et ceux que les auteurs voudraient savoir harcelés par un pervers. Parfois, le texte est même une phrase. Parfois, la phrase est chargée de sens, encore faut-il comprendre. Car l'auteur, avec ou sans capuche, ne sera jamais interviewé.

Graffiti2.JPG

 

 

23:45 Publié dans railleries | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sncb, gare, graffiti, tag, graffeur

08/08/2007

Plus le trajet est long, mieux je me sens...

Plus_le_trajet_1.JPG

Il y a cinq ans, j'ai été victime d'un grave accident de voiture dont je suis presque miraculeusement sorti indemne. Le genre d'accidents fortuits à vous donner froid dans le dos... avant que ça vous arrive. Un vendredi soir, alors que j'étais sur l'autoroute de la mer, j'ai doublé un camion puis me suis rabattu sur la bande de droite, pour me trouver nez à nez avec un rouleau de tapis plein industriel, de couleur rouge s'il vous plaît! Malgré un coup de volant, je n'ai pu l'éviter, je suis parti en tête à queue à 110km/h, me suis fait emboutir l'arrière de la voiture sans rien ressentir, ai percuté deux fois la berme centrale et me suis immobilisé en plein milieu de l'autoroute dans un silence olympien. Malgré des témoignages unanimement en ma faveur, l'accident a été porté entièrement en ma charge puisqu'on n'a jamais retrouvé le propriétaire du tapis. Du coup, je déteste les moquettes...

Et du coup, je me suis retrouvé du jour au lendemain sans voiture, sans vraiment les moyens ni l'envie d'en racheter une. Les bus, les trams et les trains - de vieux amis d'enfance - ont recommencé à me transporter de gauche à droite dans un pays où, quoi qu'on en dise, la voiture n'est pas essentielle. Et pour tout vous dire, plus le trajet est long, mieux je me porte...

Plus_le_trajet_2.JPG

22:45 Publié dans caténerfs | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : voiture, train