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13/10/2008

Anatomie d'une escapade - 1ère partie

Toutes mes escapades se font en solitaire. Pas nécessairement par choix - mais franchement, qui se plierait volontiers à une journée entière dans les trains afin de photographier trois gares lointaines? En hiver, alors que les températures peinent à dépasser les zéro degré? Pas grand monde. Il y a bien les trainspotters, mais on ne photographie pas tout à fait la même chose et puis... je n'en ai encore jamais rencontré.

Une escapade se prépare toujours bien à l'avance. D'abord en rêves. Puis avec une carte et un indicateur SNCB. La veille au soir, je finalise mon itinéraire et recharge les piles. Je prépare mes sandwiches du lendemain midi et les boissons. Ah, je n'essaie jamais de voir à quoi ressemblent les gares avant de partir!

Le 3 janvier, je me suis levé aux aurores. Direction Florenville, via Libramont et Bertrix. J'étais sur le quai de la gare de Nivelles à 6h55. Nivelles-Charleroi dans l'IC, la correspondance à Charleroi-Sud qui est toujours très juste, puis Charleroi-Namur. Namur-Libramont avec les fameux arrêts à Ciney, Jemelle et Marloie. Et puis près d'une heure avant d'embarquer pour Florenville et y arriver à 11h passées...fdf950b60c3e0e41406e45abffc47fcb.jpg


Il faut dire qu'il avait commencé à neiger sur Libramont. Via le GSM, je sais qu'il ne tombait rien sur Nivelles et qu'il y faisait même bon. Mais en province de Luxembourg, non seulement il neigeait mais il faisait un froid de canard. Pour avoir regardé la carte, je savais que la gare de Fa3dc01137599aaea5c0e6f93e5afe62e.jpglorenville était fort excentrée et que la ville se trouvait à au moins 3 kilomètres. Cela ne serait d'aucune importance si je ne photographiais pas aussi les cours d'eau et que je savais qu'à Florenville coule la Semois.

A peine sorti du train, il ne fallut pas un long regard pour que je comprenne qu'il était dans mon intérêt de grimper dans le bus qui s'apprêtait à "monter" en ville. Il faisait un froid de canard! Et la ville semblait vraiment loin et perchée au sommet d'une colline menaçante. Arrivé à ce qui de toute évidence était le centre ville, je suis descendu du bus et j'ai marché alors qu'ici-haut ce n'était pas de la neige mais une pluie verglaçante qui m'attendait. Les rues se sont rapidement transformées en patinoires. J'ai marché comme un canard. J'ai trouvé la Semois, que j'ai photographiée, et je suis redescendu - mais à pied, pour le sport - vers la gare sans demander mon reste.

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