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22/10/2008

Anatomie d'une escapade - 2ème partie

 

C’est transi de froid que je suis revenu à la gare. J’étais persuadé que je choperais une grippe, au mieux un rhume – finalement il n’en fut rien. Le site de la gare de Florenville est un endroit austère. Pas de commerces, pas de bistrot. Les seuls mouvements, outre les passages de trains, concernent le dépôt des TEC situé non loin. Mais soyons-en sûrs, les bus ne défilent pas plus que les trains.

 

Puisque l’endroit est calme, j’ai pris tout mon temps pour photographier le plateau de la gare. J’ai immortalisé le bâtiment voyageurs de loin, puis de près, dans la profondeur, puis dans le détail, et sous différents angles. Mais il faisait tellement froid que même mon numérique semblait à la peine. Mon doigt gelé semblait appuyer sur le déclencheur une seconde trop tôt ou une trop tard.

 

Pris de la – rare – envie de savoir à quelle heure partait le prochain train, je suis rentré dans la salle des guichets, ou plutôt du guichet. J’ai regardé l’affiche jaune, puis me suis assis quelques instants afin de me réchauffer et d’avaler un sandwich. Derrière le guichet, l’employé me paraissait sympathique. Revigoré, je lui ai expliqué que je photographiais les gares et, conscient de l’absence d’un passage sous voies, je lui ai demandé s’il m’autorisait à traverser les voies afin d’aller prendre des clichés sur le quai opposé. Il m’a donné son aval mais en a fait beaucoup plus encore. Pensant voir en moi un trainspotter (que je ne suis pas réellement), il m’a averti chaque fois qu’un convoi de marchandises descendait ou remontait vers Florenville ! Touché par cette attention, j’ai veillé à photographier chacun des trains en passage, pour la plupart tractés par des séries 13.

 

 

 

Florenville2.JPG

 

 

 


 

Florenville3.JPG

Quand l’heure du départ a sonné, j’ai quitté le froid de Florenville avec la satisfaction d’avoir vécu un bon moment dans un endroit jusqu’alors inconnu. Quelques minutes plus tard, j’embarquais en direction de Bertrix avec l’espoir d’y prendre une autre série de photos.

 

Mais quand je suis arrivé à Bertrix, la neige s’était mise à retomber de plus belle. Le ciel avait revêtu une couleur grise malsaine d’éblouissance. Mon envie d’en faire des masses s’était éteinte. Le décor ne s’y prêtait plus. Avec mon numérique, j’ai bien fixé quelques angles de la gare de Bertrix, mais tout en sachant qu’il faudrait y revenir un jour pour parachever le travail.

 

Dans l’heure, je suis reparti vers Libramont, puis Namur, puis Charleroi et enfin Nivelles, où je suis arrivé en début de soirée après un trajet retour d’un peu plus de trois heures. J’étais content de l’expérience, comme bien souvent d’ailleurs quand je pars à la chasse aux gares d’hier et d’aujourd’hui.

 

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