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27/11/2008

Premiers froids

Vendredi 21 novembre, 20h16. On avait annoncé un week-end froid et enneigé, ce qui n'est pas un problème quand on peut rester calfeutré chez soi. C'est moins drôle quand on doit faire le pied de grue sur le quai gelé d'une gare pendant 56 minutes, surtout quand on a les chaussures qui percent et les pieds trempés. D'ailleurs, c'est rare que je doive attendre un train 56 minutes car je m'arrange toujours pour ne pas le rater. Mais là, c'était une autre histoire. Ayant quitté le bureau à 18h45 afin de prendre l'IC Bruxelles-Charleroi au départ de Bruxelles-Nord à 19h00, j'espérais un trajet sans encombre, d'autant que la ponctualité n'avait pas été au rendez-vous de toute la semaine. A 18h59, les écrans de Bruxelles-Nord ont soudainement annoncé un retard de cinq minutes. Rien de grave. Après avoir laissé passer un autre train sur la voie 12, l'IC pour Charleroi était bel et bien annoncé sur le panneau d'affichage. A 19h09 est rentré voie 12 un train composé de deux rames Sprinters, ce qui n'est JAMAIS le train pour Charleroi (à l'exception toutefois d'un voyage il y a quelques mois...). Confusion générale, mais puisque Charleroi est toujours bien affiché, on embarque. Je me colle à la vitre du côté droit du train afin d'avoir confirmation de notre destination lorsque nous entrons en gare de Bruxelles-Centrale. Là aussi, c'est bien Charleroi qui est affiché. A hauteur de Bruxelles-Chapelle, l'accompagnateur annonce qu'"exceptionnellement, le train sera limité à Bruxelles-Midi", mais qu'une correspondance vers Charleroi est assurée à la voie 21.

Et quelle correspondance! Il y avait en effet un convoi de voitures M6 (à double étage), plus conforme aux attentes. Mais il était bondé, et le mot est encore faible. Je monte et parvient à trouver un demi-mètre carré dans le couloir supérieur d'une voiture. Etonnant! Jamais l'IC de 19h n'est rempli jusqu'à craquer. J'entends des gens se raconter leur mésaventure, et je crois comprendre que nous sommes en fait dans le train IR de 18h28 qui n'a toujours pas démarré! On parle d'un problème de portes qui ne se fermaient plus. Le train attend, attend et attend encore. Finalement, on démarre. A Braine l'Alleud, le convoi décharge suffisamment de voyageurs que pour permettre d'entrevoir une place assise. Le train semble déployer les meilleures énergies à rattraper son retard. Mais las, arrivé à Charleroi avec une vingtaine de minutes de retard, je m'aperçois que le train L vers Erquelinnes n'a pas été retenu. Or, la correspondance est théoriquement de 17 minutes. Me voilà donc à attendre dans le froid pendant 56 minutes. S'il fallait encore le préciser, dans ces cas-là, je ne râle même pas. Cela ne sert rien.

Mais il y avait une compagnie de louveteaux et une compagnie de guides avec moi sur le quai. Au total, une cinquantaine de petits bouts de chou qui auront grelotté jusqu'à l'arrivée du train L de... 21h12 pour Erquelinnes. S'ils ont certes tué le temps en chantant à tue-tête, combien d'entre eux ne seront pas tombés malades en début de semaine? Il faisait vraiment froid. Et dans des cas pareils, on les prend en pitié, et on aimerait un monde plus juste et une SNCB plus flexible. N'y avait-il vraiment pas moyen de leur trouver un train, un tout petit train, pour les emmener à... Lobbes afin qu'ils puissent être au chaud? Un gentil conducteur qui voudrait bien, un accompagnateur prêt à faire un petit supplément?

Ben non, la vie ne fonctionne plus comme ça. Tout est rationnalisé de nos jours. S'il n'y a qu'un train par heure, c'est un train par heure et pas un de plus. De toute façon, plusieurs erreurs avaient été commises jusque là.

(1) par la SNCB, dont les trains connaissent de plus en plus souvent des problèmes de portes (tiens, au fait, quelle est la procédure? Ne peut-on pas simplement condamner le wagon à problème jusqu'à la gare d'arrivée?)

(2) par la SNCB encore, qui assure généralement la correspondance à Charleroi vers Erquelinnes (et d'autres destinations) quand l'IC en provenance de Bruxelles ou de Namur a 5-6 minutes de retard.

(3) par les accompagnateurs scouts, qui n'avaient pas pris la peine de faire une réservation de groupe. Les scouts semblent en faire de moins en moins d'ailleurs. Comment la SNCB pouvait-elle dès lors prévoir qu'il y aurait 50 enfants dans le froid pendant une heure.

(4) par moi-même, qui aurait dû pourchasser les accompagnateurs dans l'IC (devenu IR en fait) au départ de Bruxelles pour leur demander d'assurer la correspondance.

Bref, je suis rentré à la maison à 21h45, transi de froid, les pieds trempés, mais avec le sourire malgré tout. Les mauvaises expériences comptent autant que les bonnes...Snow.JPG

23:03 Publié dans caténerfs | Lien permanent | Commentaires (0)

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