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27/05/2009

Zone grise

L'effroyable incident en gare de Dinant samedi dernier a provoqué l'émoi, fait couler beaucoup d'encre et suscité bien des questions. Comment un accompagnateur de la SNCB a-t-il pu se retrouver avec les deux jambes sectionnées par le train dans lequel il devait se trouver? Comment le train a-t-il pu démarrer alors que l'accompagnateur en décousait avec un irascible septuagénaire sur le marche-pied de la dernière porte ouverte? Comment empêcher que de tels débordements s'achèvent dans le sang?

Par la voie des médias, la SNCB a tenu à rappeler les procédures d'embarquement dans les trains et l'existence d'une "zone grise" comprise, grosso modo, entre le coup de sifflet par lequel l'accompagnateur (chef de train) demande la fermeture des portes et le départ du convoi. Si vous ne prenez que rarement le train ou que vous n'avez jamais prêté attention aux procédures en question, cette zone grise peut paraître incompréhensible. Et pourtant, il vous faudra comprendre qu'un train peut déjà être parti alors qu'il est toujours à quai...

Expliquons. Par son coup de sifflet, l'accompagnateur avertit les passagers, mais aussi le conducteur, que le débarquement et l'embarquement sont achevés. Les portent du train se referment alors, à l'exception d'une seule: celle par laquelle l'accompagnateur, dont c'est la responsabilité, s'assure que le convoi est prêt à démarrer. Rappelons ici que le conducteur du train ne dispose généralement pas d'un rétroviseur et est donc dans l'incapacité de vérifier que l'embarquement est bien terminé. C'est donc bien l'accompagnateur qui donne le départ, et il le fait en donnant un tour de clé dans un des boîtiers prévus à cet effet et aménagés à intervalles réguliers le long du quai.ZoneGrise1.JPG

C'est à la suite de ce tour de clé que commence la zone grise. Elle dure une petite dizaine de secondes, qui peut varier légèrement entre petites et grandes gares. Elle doit permettre à l'accompagnateur de regagner le train avant qu'il ne démarre. Dès le tour de clé donné, il est absolument interdit d'embarquer ou de débarquer. Ce n'est pas pour emmerder les gens, mais pour éviter, précisément, qu'ils ne se blessent en tentant d'embarquer dans un train déjà en mouvement. C'est ce que le vieillard violent de samedi n'a pas voulu comprendre.

Dix secondes, c'est court mais c'est aussi très long. Pour le voyageur déjà installé dans le compartiment, MP3 sur les oreilles, un journal devant lui, ces dix secondes sont une tranche infinement courte et tout à fait anodine du voyage. Pour l'accompagnateur, en revanche, ces dix secondes peuvent se transformer en une épreuve stressante, surtout lorsque des voyageurs attardés cherchent à tout prix à embarquer. Dix secondes au cours desquelles il faut pouvoir interdire l'accès avec la plus grande fermeté tout en restant courtois. C'est ce que le vieillard violent de samedi n'a pas voulu respecter.

Alors, concrètement, quand on court pour attraper son train, comment savoir si l'accompagnateur a déjà donné son coup de clé? Vous verrez en hauteur le long de la voie de petits signaux lumineux à sept ampoules disposées en forme de marquerite. Quand ce signal est éteint, l'accompagnateur n'a pas encore donné le départ. Quand l'ampoule au centre de la marguerite est allumée (couleur rouge), il est déjà trop tard pour vous, car la zone grise a commencé. Vous verrez d'ailleurs l'accompagnateur remonter à bord, et il vous en interdira l'accès. Quand la marguerite elle-même est allumée (couleur blanche/jaune), c'est que la zone grise s'est achevée et que le train va se mettre en branle. ZoneGrise2.JPG

Dans les jours et semaines à venir, il y a fort à parier que la SNCB réexaminera la procédure de départ des trains afin d'éviter que de pareils drames se reproduisent et que la zone grise se transforme en zone noire. En attendant, il faut souhaiter à l'accompagnateur victime un bon rétablissement et beaucoup de courage pour surmonter ce qui sera sans doute une terrible épreuve. En espérant qu'avec les miracles de la médecine moderne, il puisse un jour remarcher...

29/11/2008

Suicide à Braine l'Alleud

BraineA1.JPG
Pour le deuxième vendredi de suite, il m'a fallu hier plus de trois heures pour rallier Lobbes au départ de Bruxelles. J'étais dans le train IC 2038, celui dans lequel j'embarque à Bruxelles-Nord  tous les soirs de la semaine. Le train avait 2-3 minutes de retard, rien de quoi susciter une quelconque inquiétude pour la suite du trajet. J'étais assis dans le dernier wagon, et non dans le premier comme à mon habitude. Le convoi venait de démarrer de Braine l'Alleud lorsque, à peut-être trois cent mètres du quai de la gare, il a freiné brutalement. Très rapidement, une accompagnatrice a annoncé qu'il s'agissait peut-être d'un "accident de personne", comme ils disent dans le jargon SNCB, et que le conducteur était sorti de sa cabine vérifier. Au bout de cinq minutes, la confirmation tombait.
Dans les instants qui suivirent, des hommes du rail en vareuse jaune fluo, lampes de poche au poignet, sont passés à hauteur du wagon. Ils sont repassés dans l'autre sens un quart d'heure plus tard avec une civière sur laquelle gisait un corps. On nous a averti que le train ne redémarrerait pas tant que le parquet n'était pas descendu sur les lieux. Rigoureux dans leur désir d'informer la clientèle SNCB, les accompagnateurs ont ensuite annoncé que le parquet avait accompli sa tâche mais ne donnait pas encore l'autorisation d'utiliser la voie. Le conducteur n'étant pas en état de reprendre son service après le drame (et comme on le comprend!), le dispatching a fait appel à un autre conducteur pour poursuivre le trajet.
Voilà les faits vécus de l'intérieur. Il y a sans doute eu mort d'homme. La SNCB et les services de secours semblent avoir agi dans la plus grande célérité pour permettre aux milliers de navetteurs de reprendre le chemin de la maison. La durée totale de l'incident n'a pas dépassé une heure et demie.
Je m'insurge ici contre le cirque humain dans les trains lors de ce genre d'incidents. Il y a bien sûr la cacophonie des téléphones portables pour prévenir les proches d'un retard conséquent - cela, en somme, reste bien naturel. Mais ce qu'il est moins, ce sont ces gens qui se lèvent brusquement après dix minutes de très longs soupirs et grognements et se rendent au bout du wagon pour essayer d'en ouvrir les portes. Claustrophobes ou psychopathes? Il y a ceux qui invectivent les accompagnateurs et les accusent de tous les maux, ceux qui vont vite se cacher aux toilettes pour fumer, ceux dont les jérémiades incessantes agacent, parce qu'ils n'iront pas au restaurant ou qu'ils rateront le début du film.
Il y a mort d'homme. Un drame humain d'autant plus douloureux qu'une personne, qui était quelqu'un, a choisi d'abréger une souffrance et, sans doute aussi, le silence coupable dans lequel elle s'était emmurée. Maladie, faillite, solitude - quelle qu'en soit la raison, il y aura des proches qui apprendront, abasourdis et dévastés, la triste nouvelle. Une maison laissée froide et sombre à jamais. Peut-être un petit chat ou chien qui ne reverra plus son maître. Une histoire qui, seulement peut-être, aurait pu s'achever bien si on avait été là.
Dans des moments comme celui-là, peu importe le restaurant ou le film. On s'incline, c'est tout.

27/11/2008

Premiers froids

Vendredi 21 novembre, 20h16. On avait annoncé un week-end froid et enneigé, ce qui n'est pas un problème quand on peut rester calfeutré chez soi. C'est moins drôle quand on doit faire le pied de grue sur le quai gelé d'une gare pendant 56 minutes, surtout quand on a les chaussures qui percent et les pieds trempés. D'ailleurs, c'est rare que je doive attendre un train 56 minutes car je m'arrange toujours pour ne pas le rater. Mais là, c'était une autre histoire. Ayant quitté le bureau à 18h45 afin de prendre l'IC Bruxelles-Charleroi au départ de Bruxelles-Nord à 19h00, j'espérais un trajet sans encombre, d'autant que la ponctualité n'avait pas été au rendez-vous de toute la semaine. A 18h59, les écrans de Bruxelles-Nord ont soudainement annoncé un retard de cinq minutes. Rien de grave. Après avoir laissé passer un autre train sur la voie 12, l'IC pour Charleroi était bel et bien annoncé sur le panneau d'affichage. A 19h09 est rentré voie 12 un train composé de deux rames Sprinters, ce qui n'est JAMAIS le train pour Charleroi (à l'exception toutefois d'un voyage il y a quelques mois...). Confusion générale, mais puisque Charleroi est toujours bien affiché, on embarque. Je me colle à la vitre du côté droit du train afin d'avoir confirmation de notre destination lorsque nous entrons en gare de Bruxelles-Centrale. Là aussi, c'est bien Charleroi qui est affiché. A hauteur de Bruxelles-Chapelle, l'accompagnateur annonce qu'"exceptionnellement, le train sera limité à Bruxelles-Midi", mais qu'une correspondance vers Charleroi est assurée à la voie 21.

Et quelle correspondance! Il y avait en effet un convoi de voitures M6 (à double étage), plus conforme aux attentes. Mais il était bondé, et le mot est encore faible. Je monte et parvient à trouver un demi-mètre carré dans le couloir supérieur d'une voiture. Etonnant! Jamais l'IC de 19h n'est rempli jusqu'à craquer. J'entends des gens se raconter leur mésaventure, et je crois comprendre que nous sommes en fait dans le train IR de 18h28 qui n'a toujours pas démarré! On parle d'un problème de portes qui ne se fermaient plus. Le train attend, attend et attend encore. Finalement, on démarre. A Braine l'Alleud, le convoi décharge suffisamment de voyageurs que pour permettre d'entrevoir une place assise. Le train semble déployer les meilleures énergies à rattraper son retard. Mais las, arrivé à Charleroi avec une vingtaine de minutes de retard, je m'aperçois que le train L vers Erquelinnes n'a pas été retenu. Or, la correspondance est théoriquement de 17 minutes. Me voilà donc à attendre dans le froid pendant 56 minutes. S'il fallait encore le préciser, dans ces cas-là, je ne râle même pas. Cela ne sert rien.

Mais il y avait une compagnie de louveteaux et une compagnie de guides avec moi sur le quai. Au total, une cinquantaine de petits bouts de chou qui auront grelotté jusqu'à l'arrivée du train L de... 21h12 pour Erquelinnes. S'ils ont certes tué le temps en chantant à tue-tête, combien d'entre eux ne seront pas tombés malades en début de semaine? Il faisait vraiment froid. Et dans des cas pareils, on les prend en pitié, et on aimerait un monde plus juste et une SNCB plus flexible. N'y avait-il vraiment pas moyen de leur trouver un train, un tout petit train, pour les emmener à... Lobbes afin qu'ils puissent être au chaud? Un gentil conducteur qui voudrait bien, un accompagnateur prêt à faire un petit supplément?

Ben non, la vie ne fonctionne plus comme ça. Tout est rationnalisé de nos jours. S'il n'y a qu'un train par heure, c'est un train par heure et pas un de plus. De toute façon, plusieurs erreurs avaient été commises jusque là.

(1) par la SNCB, dont les trains connaissent de plus en plus souvent des problèmes de portes (tiens, au fait, quelle est la procédure? Ne peut-on pas simplement condamner le wagon à problème jusqu'à la gare d'arrivée?)

(2) par la SNCB encore, qui assure généralement la correspondance à Charleroi vers Erquelinnes (et d'autres destinations) quand l'IC en provenance de Bruxelles ou de Namur a 5-6 minutes de retard.

(3) par les accompagnateurs scouts, qui n'avaient pas pris la peine de faire une réservation de groupe. Les scouts semblent en faire de moins en moins d'ailleurs. Comment la SNCB pouvait-elle dès lors prévoir qu'il y aurait 50 enfants dans le froid pendant une heure.

(4) par moi-même, qui aurait dû pourchasser les accompagnateurs dans l'IC (devenu IR en fait) au départ de Bruxelles pour leur demander d'assurer la correspondance.

Bref, je suis rentré à la maison à 21h45, transi de froid, les pieds trempés, mais avec le sourire malgré tout. Les mauvaises expériences comptent autant que les bonnes...Snow.JPG

23:03 Publié dans caténerfs | Lien permanent | Commentaires (0)

10/11/2008

Comme les convoyeurs, j'attends

Je suis prêt. J'attends.

Mon sac à dos est plein. Boîte à tartines, boissons, de la lecture, de la musique et mon appareil photo. J'ai conscience que les plus belles photos ne se prennent pas sous un ciel plombé, mais les jours de congé sont rares et la tentation de repartir à l'aventure m'habite. J'ai le souvenir de longues marches entre deux gares sous une pluie battante. Trois-Ponts, Assesse, Braine-le-Comte, Mariembourg, Rhisnes, Heverlee: les clichés que j'y ai pris me rappellent que j'avais le visage frigorifié, l'anorak dégoulinant, la main incertaine. C'est sûr, je devrai y retourner quand le soleil brillera.

Là, j'attends. Je ne suis pas encore sûr de ma destination. Sera-ce Ligny ou Quévy? Je déciderai dans le bus. Mais il faudrait que la pluie cesse et que le ciel me concède un coin d'éclaircie. Sinon, ce sera en vain.

Certes, on réalise de belles photos sous un ciel déchiré entre le bleu et le gris. Certains coins glauques demandent même le gris; à Bressoux, le soleil est superflou. Et superflu. Mais à Ligny ou Quévy? Je n'en sais rien, je n'y suis jamais allé. C'est ça l'aventure!

Mes pieds me démangent. J'ai des fourmis dans les jambes. Et une lueur maléfique dans le regard. Je crois que, pluie ou pas pluie, ma place n'est plus ici. Je n'en peux plus d'attendre. J'ai le devoir de mémoire. Allez, c'est décidé, je m'en vais. Quelque part, une gare m'attend. Je veux ressentir son histoire...

Ciney1.JPG

 

09:27 Publié dans caténerfs | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : gare, sncb, pluie, ciney

11/09/2007

Les grands retards de la SNCB (ou pourquoi certains n'aiment pas le train)

4e37409d9aceaffb13739aae45690cc1.jpgSi je passe tant de temps à regarder les gares hagardes, c'est d'abord parce que je suis un usager quotidien des chemins de fer. Une créature appelée, en Belgique uniquement, un "navetteur". J'ai mon abonnement, la SNCB a mes coordonnées et m'envoie régulièrement ses pubs. J'ai donc mes petites habitudes ferroviaires, quid de mon coin favori dans un compartiment de voiture I11 ou de l'emplacement exact de l'ouverture des portes sur chaque quai où j'embarque (c'est de la stratégie; il faut se donner la chance de pouvoir trouver la dernière place assise lorsque le convoi est bondé). Bon, bref. Comme en plus j'adore les trains et tout ce qui les entoure, je ne suis pas de nature à râler au moindre retard, ce qui est pourtant devenu un sport très en vogue sur les quais du pays. Que ce soit la vieille pimbêche qui grince à voix haute parce que "c'est déjà la troisième fois cette semaine" qu'elle va arriver 22 secondes en retard à la pointeuse, ou le grand sec qui regarde sa Breitling toutes les 45 secondes dès qu'on a atteint la minute de retard, ou encore la petite énervée, pourtant chômeuse, qui râle parce que cela lui donne de l'importance: je les connais bien. Ils me font rire; parfois j'ai envie de les gifler.

Mais je dois bien convenir qu'il arrive des moments où je compatis à l'effondrement de leur routine métronomée. Mon retour du boulot ce soir fut un véritable parcours du combattant, qui l'aurait été un peu moins si l'accompagnateur, comme on l'appelle, avait pris la peine de communiquer convenablement. En ce début de 21e siècle, la communication est devenue primordiale, et les services publics ont parfois encore du mal à s'en accoutumer. Après tout, si Mariette appelle son mari pour lui demander si elle peut mettre les patates à cuire, grâce à son gsm ledit mari peut informer Mariette que le train semble avoir trois minutes de retard, ce qui la conforte dans l'idée que les patates ne finiront pas nécessairement en purée. Mais quand le train reste à quai pendant une demi-heure sans aucune information sinon les rumeurs les plus folles, et que le mari a beau faire rapport à Mariette de la moindre évolution de l'humeur de son voisin de compartiment, les patates, dans leur cocotte infernale, risquent de finir en cendres!

Car, hormis les patates, c'est bien ce qui m'est arrivé. Ayant quitté le bureau un peu tard, je rate l'IC (Intercity) de 17h59, et dois donc me contenter d'un train L (local) prévu à 18h06 mais déjà annoncé avec 10 minutes de retard. Le convoi démarre mais, deux arrêts plus loin, s'immobilise trente minutes. Les haut-parleurs de la gare annoncent l'arrivé d'autres trains vers ma destination sur des quais parallèles, mais en fait on ne voit rien venir et encore moins repartir. Après 25 minutes, des passagers, tout fiers d'avoir eu le temps de quitter le train, de se rendre jusqu'au guichet d'information dans le hall de gare et de revenir jusqu'à nous, pauvres de notre patience, nous apprennent que les trains ne circulent que sur une seule voie. Pendant ce temps, l'accompagnateur nous a simplement informé, au bout d'un quart d'heure, que le train allait redémarrer "dans quelques minutes", ce qui est un comble vu la suite. Car certaines personnes ont réellement pété un plomb et se sont résolues à trouver un autre moyen de transport pour rentrer chez elles. Or, gros problème, les portes du train avaient entre-temps été verrouillées, non pas parce que nous allions démarrer, mais sans doute parce que le conducteur devait commencer à s'ennuyer ferme dans sa cabine de pilotage. On est évidemment arrivé à l'hystérie. Une dame a ouvert une fenêtre du compartiment et a commencé à hurler à qui voulait l'entendre que nous étions séquestrés. J'en rigole maintenant, mais je dois bien avouer l'avoir trouvée un peu saumâtre, cette situation.

Venons en à la cause. Je ne travaille pas aux chemins de fer, donc je m'engage dans une explication mêlant observations visuelles, connaissances du parc de locomotives belges, supputations et conclusions aux relens communautaires bien d'actualité. Lorsque nous sommes enfin passés à hauteur de l'incident, c'est-à-dire de la cause ultime de la circulation sur une seule voie, j'ai vu un train en panne sur l'autre voie. Pas n'importe quel train: c'était un train de l'heure de pointe, reconnaissable aux voitures que tractait la locomotive n°2224. Le numéro prend toute son importance, dès lors qu'on sait que les locomotives de la série 22 sont en service depuis plus de 40 ans! Je l'avais déjà repérée ce matin, et hier matin aussi d'ailleurs, tractant une train de l'heure de pointe matinale qu'emmenait, il y a encore deux moins, une locomotive de série 21 beaucoup plus récente. Ironiquement, je me suis dit à ce moment-là qu'on aurait beaucoup de chance si la 2224 tenait le coup jusqu'en juin prochain. Dois-je en conclure que les deux 21 qui tiraient encore il y a trois mois les trains de 7h41 et 7h45 ont été réaffectées... ailleurs, vraisemblablement en Flandre où l'on s'accapare systématiquement le matériel ferroviaire le plus neuf? Si demain matin je verrai sans doute encore la 2204, qui tirait le train de 7h41, je ne verrai certainement plus la 2224, qui a peut-être poussé son dernier souffle et attend la radiation. Mais par quoi vont-ils la remplacer? Réponse demain matin. En attendant, comme je le disais, je puis comprendre l'agacement de certains navetteurs mois amoureux des trains que moi. Car nous sommes tout de même arrivés à destination avec plus de 50 minutes de retard... Heureusement, les patates avaient été retirées du feu!

22:25 Publié dans caténerfs | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : SNCB, retards