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30/08/2017

Conférence et exposition sur la ligne 130A

La 29e édition des Journées européennes du patrimoine en Wallonie, organisée les 9 et 10 septembre prochains, aura pour thème les "Voies d'eau, de terre et de fer". 

Parmi les nombreuses activités proposées à travers la Wallonie, se tiendra le samedi 9 septembre à 19h30 une conférence sur "La ligne 130A: hier, aujourd'hui et demain", lors de laquelle j'évoquerai la menace qui plane à moyen terme sur l'avenir de la ligne, que j'emprunte au quotidien. Après avoir retracé sa genèse et son histoire, je ferai l'inventaire des raisons qui incitent au pessimisme avant de proposer un argumentaire pour une mobilisation en faveur de sa survie et de sa pérennisation.

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[Le 7 avril 2017, l'automotrice 970, assurant le train L4763, passe à Landelies.]

 

La conférence se prolongera par une exposition le dimanche 10 septembre, de 9h30 à 16h, lors de laquelle la même thématique sera évoquée en textes et en images. J'ai choisi près de 200 photos sur les 7000 que j'ai prises de la ligne 130A ces dix dernières années. 

La conférence et l'exposition auront lieu à l'Espace transition, rue de l'Abbaye 30a, à 6540 Lobbes, non loin de la gare. Vous trouverez le détail de cette activité à la page 75 de la brochure éditée pour cette édition des Journées du patrimoine. 

J'espère vous y rencontrer.

 

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[Le pont n°10, entre Hourpes et Thuin, est un des cinq ponts de la ligne 130A qui n'a pas encore été remplacé. La vitesse de référence y a été abaissée à 60 km/h.]

04/09/2010

Met de trein

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Metdetrein1.JPGJusqu'au 12 septembre se tient au Lamot, à Malines, l'exposition Met de trein, qui figure au programme officiel des "festivités" organisées à l'occasion du 175ème anniversaire du train en Belgique. Si elle n'a, malheureusement, reçu que peu d'échos dans la partie francophone du pays, c'est sans doute en raison de son caractère unilingue flamand. Ce n'est pas ça qui est dommage. C'est plutôt, dans ce pays, le repli sur soi, le refus d'aller vers l'autre, dans toutes les langues. Passons.

Met de trein propose une expérience sensorielle tirée des voyages en train de nos aïeux. On est loin des habituelles concentrations de ferrovipathes et des parallèles de locomotives anciennes. Pas question non plus d'une abondance d'artifacts, d'une collection exhaustive de reliques du rail. Le parcours se réduit à une contemplative entrée en gare, les quelques instants avant l'embarquement étant magnifiés, peut-être même sublimés.

Metdetrein4.JPGDes modèles réduits des glorieuses vapeur des débuts, jadis exposés au Musée du rail à Bruxelles-Nord, annoncent, avant même d'avoir atteint les guichets, un voyage dans le temps. Plus loin, une maquette de la future gare de Malines est opposée à une toile d'époque représentant le tout premier bâtiment voyageurs, au 19ème siècle. On entre en gare en poussant la première porte, celle qui mène à la salle des guichets, où on remarque d'abord l'antique tableau annonçant les trains au départ. L'évocation est minimaliste, mais c'est bien l'empreinte laissé au voyageur occasionnel, surtout s'il est pressé, par ces quelques secondes précédant l'achat du billet et la montée à quai.

Des valises empilées sur un chariot et un mur d'anciennes affiches rappellent qu'à une certaine époque, il n'y a pas si longtemps, le train était le premier moyen d'évasion. La côte belge, les grottes de Han, la citadelle de Dinant se visitaient par le rail. C'était l'époque des gens humbles et réservés, des belles toilettes, des voitures enfumées, comme le rappellent trois compartiments aménagés avec le mobilier d'antan. Tout au fond sont Metdetrein5.JPGprojetés des films de parcours ferrés, qui ont sans doute formé une génération de machinistes aux particularités de lignes aujourd'hui électrifiées. Voilà donc la gare de Roborst, avant celle de Munkzwalm! Un bref instant, le regard est celui de Paul Delvaux, dont quatre toiles authentiques, issues de collections privées, tapissent très dignement la paroi d'un des compartiments.

Comment ne pas repartir avec un regard émerveillé sur ce parcours certes sommaire, mais ancré dans l'imaginaire populaire, des chemins de fer d'antan? Dans ce pays au surréalisme étrenné, où les trains se vident avant de franchir les frontières, il faudrait se rappeler du temps où nous étions unis et forts, l'un chez l'autre, amis et fiers, l'un de l'autre. Cinq minutes, lors d'un matin éveillé, entre la gare et le quai, suffisent pour s'en rendre compte. Cinq minutes, en train ou met de trein, au fond, c'est la même chose.

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